Sandenia, Préfecture de Faranah – C’est avec une émotion palpable et un profond sens de l’histoire que le ministre de la Défense nationale, Aboubacar Sidiki Camara, s’est adressé ce week-end à la population de Sandenia. Devant une foule attentive et mobilisée, il a livré un discours à la fois empreint de sagesse, de patriotisme et de responsabilité, appelant à un vote massif en faveur de la nouvelle Constitution lors du référendum national du 21 septembre 2025.
Un discours ancré dans l’histoire et tourné vers l’avenir
Dès les premières minutes, le ministre a donné le ton en évoquant un moment marquant du passé : la réconciliation historique entre les communautés Dialonké, présentée comme un symbole fort d’unité nationale. Ce rappel a servi de socle à son plaidoyer pour l’adoption d’une nouvelle loi fondamentale, qu’il qualifie de « tournant décisif dans l’histoire de notre pays ».
« Cette Constitution qui vous est proposée n’est pas un simple texte. Ce n’est pas de l’abstrait écrit sur du blanc. Elle est constituée, elle est vivante. Elle est l’expression historique du peuple glorieux de Guinée, sous la vision éclairée de l’un de ses dignes fils, le Général Mamadi Doumbouya », a-t-il déclaré.
Une Constitution pour refléter le peuple guinéen
Avec des mots simples mais forts, le ministre a souligné que cette nouvelle Constitution est conçue « pour nous ressembler, pour refléter notre volonté, nos ambitions, nos espoirs », tout en rassurant que toutes les composantes du pays ont été prises en compte. De Faranah aux districts de Sandenia, Heremakono et Pasaya, nul n’a été oublié dans cette vision inclusive.
Il a exhorté les citoyens à se mobiliser le 21 septembre :
« Voter oui, c’est consolider l’unité nationale déjà amorcée, préserver la paix, offrir à nos enfants une Guinée forte, juste et prospère. »
Un rendez-vous historique comparable à 1958
Pour Aboubacar Sidiki Camara, ce référendum n’est pas un acte électoral ordinaire, mais un moment historique, « un rendez-vous avec l’Histoire », à l’image du légendaire vote du 28 septembre 1958 qui avait marqué la souveraineté de la Guinée.
À plusieurs reprises, il a salué la jeunesse guinéenne, qu’il qualifie de « génération de leaders » ayant choisi de placer l’intérêt du pays au-dessus de tout. Il a également appelé les femmes, les sages, les notables et l’ensemble des citoyens à participer activement, dans la paix, le respect des règles civiques et la responsabilité.
« Le vote, ce n’est pas la violence, ce ne sont pas les injures. Le vote, c’est la civilité, le respect », a-t-il martelé.
Des précisions concrètes pour un vote efficace
Pragmatique, le ministre n’a pas manqué d’informer la population sur les modalités pratiques du scrutin : retrait des cartes d’électeurs, repérage des bureaux de vote (avec un maximum de 286 votants par centre), respect du secret dans l’isoloir, et importance de la carte comme « identité numérique du citoyen ».
Il a également mis en garde contre les erreurs susceptibles de rendre un vote nul : ratures, double bulletin, mauvaise utilisation du stylo ou de l’encre.
« Le vote est personnel, secret. Il ne se partage pas. Il ne se commande pas », a-t-il rappelé avec insistance.
Un appel solennel pour honorer l’histoire et bâtir l’avenir
En conclusion, le ministre de la Défense a lancé un appel solennel à la mobilisation, porté par une grande émotion :
« Le 21 septembre, faisons honneur à nos leaders, à nos ancêtres, à la République de Guinée. Votez utile, votez pour la paix, pour le progrès, pour une Guinée stable et durable. »
Il a clos son intervention par une salve d’espoir et de ferveur patriotique :
« Vive la préfecture de Faranah ! Vive la population Dialonké de Sandenia ! Vive la nouvelle Constitution ! Vive la République de Guinée ! »






