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Présidentielle du 28 décembre en Guinée : ce que prévoit la loi pour être candidat

CONAKRY – À moins de trois mois du scrutin présidentiel prévu le 28 décembre 2025, la Guinée s’apprête à franchir une étape cruciale de son retour à l’ordre constitutionnel, interrompu le 5 septembre 2021 par un coup d’État militaire. Alors que le climat politique reste attentif et que les candidatures officielles ne sont pas encore connues, une question demeure centrale : quelles sont les conditions légales pour briguer la magistrature suprême du pays ?

Africaguinee.com fait le point sur les exigences fixées par la nouvelle Constitution adoptée le 21 décembre dernier.

Un mandat de sept ans, renouvelable une seule fois

D’après l’article 44 de la Loi fondamentale, le Président de la République est élu au suffrage universel direct, selon le mode de scrutin majoritaire à deux tours. Le mandat présidentiel est fixé à sept (7) ans, renouvelable une seule fois. La prise de fonction du président élu intervient à la date de son investiture. Toutefois, ce mandat peut être interrompu dans les cas prévus par les articles 161 et 162 de la Constitution.

Qui peut être candidat ? Les critères définis par l’article 45

La Constitution guinéenne encadre strictement l’éligibilité à la présidence. Selon l’article 45, tout candidat à la fonction de Président de la République doit remplir les conditions suivantes :

  • Être de nationalité guinéenne ;

  • Avoir sa résidence principale en République de Guinée ;

  • Jouir de ses droits civils et politiques ;

  • Être déclaré en bonne santé physique et mentale, par un collège pluridisciplinaire de médecins assermentés, désigné par la Cour constitutionnelle ;

  • Être âgé d’au moins 40 ans et de 80 ans au plus ;

  • Fournir une copie authentique d’une déclaration écrite sur l’honneur de ses biens ;

  • Être présenté soit par un parti politique légalement constitué, soit comme candidat indépendant, sous réserve de remplir les conditions de parrainage définies par une loi organique.

Une élection ouverte, dans l’attente des premières candidatures

Bien que la date du scrutin soit fixée et que le cadre juridique soit désormais établi, aucun candidat ne s’est encore officiellement déclaré. Cette présidentielle s’annonce pourtant déterminante et potentiellement très disputée, au regard des enjeux politiques et institutionnels.

Les semaines à venir seront décisives, notamment avec l’ouverture attendue du dépôt des candidatures et la publication officielle des listes électorales. La course vers Sékoutouréya est lancée.