Pourquoi s’acharner contre le Général Sékouba Konaté pour sa participation au débat public ?
Depuis quelque temps, nous assistons avec regret à une série de réactions virulentes dirigées contre le Général Sékouba Konaté, simplement pour avoir pris part au débat public national. Ses récentes déclarations, notamment sur le rôle présumé du capitaine Moussa Dadis Camara dans le massacre du 28 septembre 2009 et sur certains aspects du dossier des audits de 2009, semblent avoir réveillé des sensibilités et provoqué des remous dans l’opinion.
Pourtant, en tant qu’ancien acteur majeur de la transition et président du Comité d’audit à l’époque, le Général Konaté parle en connaissance de cause. Il n’a fait qu’exercer son droit de parole et de témoignage sur des faits historiques qui ont marqué notre pays. Le débat public en Guinée ne peut se construire que sur la vérité, la mémoire et la transparence. Fermer la bouche à ceux qui ont vécu l’histoire de l’intérieur, c’est empêcher le peuple de comprendre son passé pour mieux bâtir son avenir.
L’heure n’est pas à l’acharnement, encore moins à la diabolisation, mais à l’écoute et à la confrontation des points de vue. Le Général Konaté, qu’on l’aime ou pas, fait partie de ceux qui ont écrit une page importante de l’histoire récente de la Guinée. Sa parole, même dérangeante, mérite d’être entendue et analysée avec discernement.
Encourager le débat, c’est renforcer la démocratie. Étouffer les voix divergentes, c’est replonger dans les travers du passé.
Sitanium Cisse






